ÉLOGE DE L’OMBRE (2011-2012)

L’ombre est la matière idéale à l’intérieur d’une ruine, puisqu’elle la parcourt facilement, en se projetant à l’intérieur de ses cavités et volumes. L’ombre est d’une nature fugace, dans son caractère éphémère, elle combine par opposition avec l’état permanent, atemporel et absolu de la ruine. L’ombre est partie du discours du non montré, de la forme sans référant et du référant multiforme.

Mon ombre sur une ruine représente l’incapacité de m’inscrire à l’intérieur de son histoire permanente, c’est l’unité métrique de ma présence là, qui est impossible de mesurer. La ruine est l’écho d’une civilisation, tel comme l’ombre l’est d’une présence.

Plusieurs projections simultanées.
Vidéo, DV, 4:3, couleur, sans son, 0’ 30’’